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Dimanche 24 avril 2005

Quelques règles indispensables pour un "bon" placement en Bourse. On peut parler choix de valeur, gestion de protefeuille, analyse technique, fondamentale etc... Mais si le trader, l'investisseur n'a pas un code de conduite rigoureux, c'est quand même le bouillon assuré. D'ailleurs les débutants s'apercevront que la plupart des règles énoncées ci-dessous sont vraies après leur(s) premier(s) bouillon(s) !!!

Ces règles s'adressent principalement aux débutants, novices en Bourse, mais pas seulement ! Il est toujours utile de relire ces règles car la nature humaine ne conduit pas forcément vers un comportement optimal. Une bonne raison pour poster cet article et le garder sous le coude.

J'ai classé ces règles dans la catégorie "Psychologie des Marchés" car cela relève surtout du contrôle de soi, du contrôle de ses émotions. Le débutant novice a trop souvent tendance à se précipiter, à se laisser emporter par l'environnement et ne prends pas sa décision sereinement.

 

Règles Strictes à Respecter

Merci à Fake (papi3333) du forum Alcatel de Boursorama !

 

  Diviser son capital, ne jamais risquer plus d’un dixième de son capital sur une action.

 

  Utiliser des ordres de "stop-loss" (stop vente). Tenir compte du "bruit" et de la volatilité du marché.

 

  Ne pas faire "d’overtrading". Le nombre de positions doit tenir compte d’un gros décalage du marché.

 

  Ne pas laisser un gain devenir une perte. On a du mal à accepter psychologiquement qu’une valeur gagnante puisse changer de tendance. Quand une action baisse on n’ose plus vendre : danger !

 

  Ne pas aller contre la tendance. (acheter quand ça baisse ou vendre quand ça monte) On retrouve les règles de DOW. Tout le monde le sait mais l’oublie très vite, on pense être plus malin que le marché. Grosse erreur : il faut toujours suivre le marché, solution : ça baisse je vends, ça monte j’achète.

 

  Lors d’un doute sortez du marché. Ne pas rester dans un marché que l’on ne comprend pas.

 

  Traitez les actions actives. Intervenez sur les marchés liquides (beaucoup d’actions vendues tous les jours) avec une contrepartie facile. (passer les ordres à la banque par téléphone et non par courrier).

 

  Ne mettez pas tout votre capital sur une seule valeur, un seul secteur, un seul marché. Gestion de portefeuille: au moins 5 lignes (5 actions) et 10 lignes maximum.

 

  Ne limitez pas vos ordres, payez le prix du marché.

 

  Ne clôturer pas une position sans raison.

 

  Mettez de l’argent de côté pour les cas d’urgence. Ne réinvestissez pas tous vos bénéfices (garder 30% pour payer les impôts de bourse !). Le marché cherchera à vous reprendre une partie de vos gains autant l’accepter et le prévoir.

 

  N’achetez pas uniquement pour encaisser un dividende.

 

  Ne faites pas de moyennes à la baisse (plus ça baisse plus j’en prends). Une des meilleures façons d’aller contre la tendance et de le payer très cher. La ruine.

 

  Ne pas agir par impatience pour rentrer ou pour sortir. Le remède l’autodiscipline. Etre patient !

 

  Evitez les petits gains et les fortes pertes. Couper rapidement les pertes (vendre dés que l’on perd un peu) et laisser courir les profits (quand on gagne on ne vend pas mais on met un stop vente à 20 % sous le prix du jour (ex : action à 20 euros stop vente à 16) ; si l’action baisse trop l’action sera vendue automatiquement par la banque) alors que le comportement de la nature humaine incline à faire l’inverse. Le remède l’autodiscipline.

 

  Ne jamais annuler un "stop loss" (stop vente). On a fixé au départ le montant maximal de perte, il faut s’y tenir.

 

  Allez en direction de la tendance. Suivre le "trend following". Le marché a toujours raison.

 

  Evitez de rentrer et de sortir du marché trop souvent. Les frais ont vite fait de manger les bénéfices.

 

  N’achetez pas uniquement parce que le prix est bas. Si le prix est bas cherchez la raison? Il y en a une (boite malade, elle va perdre de l’argent). L’action peut toujours descendre jusqu’à 0 !

 

  Avant d’acheter plus, attendez la cassure d’une résistance (phase 2). Considérez qu’il s’agit d’une nouvelle opération prise suite à un nouveau signal. système de phases : phase 1 : accumulation d’énergie, bataille entre acheteur et vendeur ; ne pas acheter !phase 2 : victoire des acheteurs il faut acheter et mettre un stop vente (ou stop loss) un peu en dessous du prix d’achat et suivre !!! phase 3 : indécision entre acheteurs et vendeur, elle ressemble à la phase 1… danger !!! phase 4 : phase de chute !!! ne jamais acheter dans cette phase !!! jamais !!! attendre phase 1 et rupture vers la hausse pour créer une phase 2 ! conclusion : N’acheter qu’en phase 2 et vendre en phase 3 = gain assuré.

 

  Bien choisir ses valeurs avant de construire des pyramides (voir 20 ). Eviter de faire des pyramides inversées. (inversée : plus ça baisse plus j’en prends = ruine assurée !).

 

  Traitez chaque valeur séparément. Les gains d’une valeur ne doivent pas compenser les pertes d’une autre.

 

  Ne pas changer d’avis sans une bonne raison. Suivez avec confiance le plan que vous avez établi. La discipline émotionnelle est indispensable.

 

  Evitez d’augmenter vos mises après une période de gains. Le marché cherchera à reprendre ce qu’il vous à donné.

 

N'hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires, cet article est certainement appelé à évoluer.

Samedi 23 avril 2005

 

La Finance Comportementale ou la Psychologie de l’Investisseur

 

Investir ne relève pas d’une décision purement rationnelle, basée sur la seule analyse des ‘fondamentaux’ que sont les taux, les bénéfices ou l’évolution du marché. Les analystes sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à admettre l’influence de facteurs irrationnels, comme l’excès de confiance, le mimétisme, les erreurs de perception, … sur la formation des cours de bourse. Autant ‘d’irrationalités’ qu’étudie la Finance comportementale.

 

En avril 1997, le Financial Times organisait un concours. Il s’agissait d’un simple jeu de chiffres. Les lecteurs devaient choisir un chiffre compris entre 0 et 100. Le gagnant était celui dont le chiffre se rapprochait le plus d’un chiffre égal à deux tiers de la moyenne des chiffres choisis. Un exemple: supposons que cinq participants choisissent respectivement les chiffres 10, 20, 30, 40 et 50. La moyenne est 30. Deux tiers de 30 égale 20. Le participant qui a choisi le chiffre 20 a donc gagné. Si vous raisonez logiquement, vous partirez du principe que la moyenne de cent chiffres choisis au hasard entre 0 et 100, est 50. Et que deux tiers de 50, c’est 33. Mais est-ce cela que vous allez répondre? Non, parce que vous vous direz que les autres participants auront fait le même calcul, avec le même résultat.

Donc, vous choisirez 22, c.-à-d. deux tiers de 33. Mais les autres feront la même déduction… ce qui nous amène à 15. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous arriviez à 1 comme ‘meilleur choix’. Du moins dans l’hypothèse où tout le monde raisonne de la même manière. Ce qui ne semble pas être le cas dans un groupe moyen (même s’il s’agit de lecteurs du Financial Times): le chiffre gagnant s’avéra en effet être le 13!

 

ERREUR RATIONNELLE. Ce petit jeu illustre assez bien la réalité du marché,estiment les défenseurs de la théorie comportementale. Comme tous les investisseurs n’ont pas la même logique, les cours de bourse sont, en pratique, différents de ceux que produirait, en théorie, un processus décisionnel ‘exact’. Que vous soyez investisseur ou analyste, voilà une réalité dont il vaut mieux tenir compte.

 

Pour lire la suite, télecharger ce document (pdf) : La-Finance-Comportementale

 

Samedi 2 avril 2005

On en sourit, et pourtant...

(cliquer sur l'image pour avoir une vue plus grande)

 

Samedi 2 avril 2005

Si vous vous reconnaissez ci-dessous, vous êtes mal barré !

 

  Vous oubliez que c’est le marché le plus difficile du monde.

 

  Vous pensez que les autres ne sont pas là pour faire des bénéfices.

 

  Vous pensez qu’il suffit d’être intelligent.

 

  Vous pensez que c’est facile.

 

  Vous utilisez la même tactique et regarder les mêmes indicateurs sans vous occupez de savoir si le marché est dans une tendance, une zone de congestion ou s’il est en train d’effectuer un retournement de tendance.

 

  Vous déplacez vos ordres stop limite de perte lorsque le marché est contre vous car vous vivez dans l’espoir d’un retournement.

 

  Vous choisissez de vous spécialiser sur un petit nombre de marchés et opérez en permanence sur ces marchés ?

 

  Si vous utilisez les graphes, ceux-ci doivent être sophistiqués avec 5 moyennes mobiles et 7 indicateurs. Le seul problème est que vous ne voyez plus les cours.

 

  Vous êtes un chartiste, mais vous ne l’êtes plus quand une information importante est révélée.

 

  Vous opérez sur votre propre feeling, pas ceux du marché.Considérez que les autres sont de vieilles dames hystériques et développez un goût prononcé pour les positions contre une tendance intacte.

 

  Peut-être est-ce parce que vous ne considérez jamais ce qu’est en fait "une tendance intacte".

 

  Ou c’est parce que vous pensez que vous savez déjà jusqu’où la tendance se prolongera?

 

  Vous soldez les investissements à long terme au bout d’une semaine car ils ont été rentables.

 

  Et vous maintenez les investissements à court terme s’ils produisent des pertes en les renommant "investissements à long terme".

 

  Ou vous utilisez des constructions en pyramides inversées plutôt lorsque les choses vont bien et dans une tendance baissière vous achetez des titres pour améliorer la moyenne.

 

Extraits de "psychologie des marchés financiers" de Lars TVEDE

 

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